Ce qui change en 2018


SANTÉ

Hausse du forfait hospitalier

À partir du 1er janvier 2018, le forfait hospitalier journalier passe de 18 à 20 euros après 8 années sans augmentation. Ces 2 euros supplémentaires payés par le patient correspondent à sa participation aux frais liés à son hospitalisation, en hôpital ou en clinique.

 

 

 

 


Vaccins obligatoires

Les nouveaux nés seront davantage vaccinés à compter de 2018. Le nombre de vaccins obligatoires passe de 3 à 11 pour les enfants nés après le 1er janvier 2018. Jusqu’à maintenant, seuls les vaccins contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite étaient obligatoires. Les vaccins contre la rougeole, les oreillons, la rubéole et la coqueluche n’étaient pas imposés, mais seulement recommandés. Ceux-ci sont devenus obligatoires depuis le 1er janvier 2018.

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Médicaments déremboursés

Mauvaise nouvelle aussi pour ceux qui souffrent d’un mal de dos ou de contractures musculaires. Deux arrêtés publiés au Journal officiel du 29 novembre 2017 confirment le déremboursement des médicaments à base de thiocolchicoside dès le 2 janvier 2018. Coltramyl, Miorel, Myoplege… Utilisés en traitement d’appoint comme relaxants musculaires, ils sont notamment utilisés en cas de lombalgie aigüe mais présentaient, selon la commission de la Haute autorité de santé, un service médical rendu insuffisant et une efficacité réelle qui restait à démontrer. Leur remboursement était jusqu’ici de 15%.

 

 

 


Soins dentaires

Couronnes, bridges… leurs prix devaient être plafonnés à compter du 1er janvier 2018. Mais la révision des tarifs a été repoussée, faute d’accord entre les syndicats de chirurgiens dentistes et l’Assurance maladie, une procédure arbitrale, approuvée par un arrêté publié au journal officiel du 31 mars dernier, avait prévu de nouveaux tarifs pour une entrée en vigueur dès 2018.
Les tarifs des prothèses dentaires devaient être plafonnés alors que les soins conservateurs et de prévention, comme le traitement des caries devaient être, quant à eux, revalorisés. Par exemple, le prix maximum facturé pour une couronne céramo-métallique devait s’établir à 590€ en 2018 et être limité à 510€ à partir de 2020. Dans un même temps, la base de remboursement des couronnes devait être augmentée et passer à 120€ en 2019 (au lieu de 107,50 € en 2017).
Après la décision de reporter cette réforme, les discussions ont repris entre les dentistes et l’Assurance maladie dans l’espoir d’aboutir prochainement à un accord conventionnel (ce qui permettrait d’enterrer ainsi le règlement arbitral).
Au cœur du débat : le panier de soins avec “zéro reste à charge” promis par Emmanuel Macron pendant sa campagne présidentielle. Reste à savoir quels seront les actes concernés. Les propositions en matière de soins et prothèses dentaires devraient être dévoilées d’ici l’été 2018 .

ENERGIE

Prix de l’essence et du diesel

Les prix du carburant ont de nouveau augmenté au lundi 1er janvier. A la pompe, le prix du diesel à flambé de 10% : une hausse moyenne de 7,6 centimes par litre. Le prix de l’essence a quant à lui augmenté de 3,84 centimes en moyenne. Le gouvernement entend aligner la fiscalité du diesel, jusqu’ici très avantageuse, sur celle de l’essence, dans les prochaines années. Les deux carburants devraient arriver aux même tarifs en 2021. Grand retour de “la prime à la conversion” (ancienne prime à la casse) : le gouvernement offre un chèque de 1 000 euros aux automobilistes qui vendent leurs vieilles voitures pour acheter un véhicule neuf ou récent. Une prime de 6 000 euros est prévue pour les personnes qui investissent dans une voiture électrique. Objectif : sortir 100 000 voitures polluantes du parc automobile en 2018.


Prix du gaz

Au lundi 1er janvier, les tarifs réglementés de vente de gaz naturel ont en moyenne augmenté de 2,3%. Dans le détail, cette majoration ne s’applique pas de la même manière pour tous : les personnes utilisant le gaz uniquement pour la cuisine ne subissent qu’une augmentation de 0,7%. La hausse s’élève en revanche à 1,4% pour les personnes utilisant le gaz pour l’eau chaude et à 2,4% pour les personnes se chauffant au gaz. En parallèle, la Taxe intérieure de consommation sur le gaz naturel, qui représente environ un tiers de la facture, passe de 5,88 euros par MWh à 8,45 euros par MWh. Au total, la facture de gaz augmente en moyenne de 6,9%.

 

 

IMPOTS

Augmentation de la CSG

A partir du 1er janvier 2018, les fonctionnaires et contractuels de la fonction publique sont touchés par la hausse de 1,7 point de la CSG. « Le gouvernement confirme la compensation intégrale de la hausse de CSG pour l’ensemble des agents publics. Cette compensation passe, comme pour les salariés, par la suppression de cotisations : la contribution exceptionnelle de solidarité (CES), payée par une partie des agents publics, ainsi que la cotisation maladie pour les contractuels », affichait ainsi le ministère en précisant qu’« une prime compensatoire est également créée pour les agents des trois versants de la fonction publique ».

Cette compensation intégrale de la CSG, très attendue des organisations syndicales qui redoutaient un nouveau coup dur pour les rémunérations, devra être assurée par une prime fixe. Versée en principe en janvier 2018, celle-ci sera calculée sur la moyenne de la rémunération de 2017. Interrogé par la CFTC, le gouvernement a confirmé que cette prime serait réévaluée par la suite. Au 1er janvier 2019, elle sera calculée sur la rémunération 2018…

Les situations de vie particulière (temps partiel, congés longue maladie, etc.) devraient être prises en compte.

 


Taxe d’habitation

. La taxe d’habitation sera supprimée pour 80% de ses assujettis à l’horizon 2020, via trois baisses successives de son montant. La réforme entrera en vigueur dès 2018, avec une diminution de 30% du montant de la taxe pour les personnes concernées. Les contribuables mensualisés verront donc les effets de la réforme dès janvier 2018. A noter que vous pouvez vérifier votre éligibilité à la mesure grâce à un simulateur mis en ligne sur le site des impôts. Il vous suffit de saisir votre revenu fiscal de référence et le nombre de parts fiscales du foyer pour savoir si vous bénéficierez de la réforme. En ajoutant le montant de la taxe payée en 2017, le simulateur vous indiquera le montant dont vous devrez vous acquitter en 2018.

 


Flat tax : le prélèvement forfaitaire unique

A compter du 1er janvier 2018, le prélèvement forfaitaire unique (PFU), ou “flat tax”, entrera en vigueur. Cette nouvelle taxe de 30% (12,8% d’impôt sur le revenu et 17,2% de prélèvements sociaux) s’appliquera à tous les revenus de capitaux mobiliers, exceptés les livrets A, LDD, livrets jeunes et livrets d’épargne populaire. Seront donc concernés :

  • les livrets d’épargne fiscalisés,
  • les comptes à terme,
  • les Comptes d’épargne logement (CEL),
  • les Plan d’épargne logement (PEL)
  • les dividendes d’actions et de parts sociales,
  • les plus-values réalisées sur la cession de titres, de parts de sicav et de fonds communs de placement (FCP).

Concernant le PEL, il est à noter que seuls les plans ouverts à compter du 1er janvier sont soumis dès la première année au PFU. L’avantage de l’exonération d’impôt sur les intérêts produits au cours des 12 premières années est donc maintenu pour les PEL ouvert jusqu’au 31 décembre 2017. Ils ne seront soumis à la flat tax qu’à partir de la 13e année de détention. L’assurance-vie, elle, conserve un régime privilégié. Seules les parts d’encours dépassant 150 000 euros sont soumises au PFU. Les autres continuent de bénéficier du taux réduit d’imposition (7,5%) après 8 années de détention. Et de manière générale, tous les contrats de plus de huit ans (quel que soit leur encours) disposent de l’abattement annuel sur les gains retirés (4 600 euros pour une personne seule, 9 200 pour un couple). En revanche, pour les contrats concernés, les produits des primes versées depuis le 27 septembre (date de l’annonce du budget pour 2018) se voient appliquer la nouvelle taxe.


Amende de stationnement

Depuis le 1er janvier 2018, ce n’est plus l’Etat mais les communes qui fixent elles-mêmes le montant des amendes de stationnement payant. Exit donc les amendes de 17 euros… Bonjour le forfait de post-stationnement (FPS). A titre d’exemple, il est maintenu à 17 euros à Lille, est fixé à 25 euros à Brest, 35 euros à Bordeaux et peut atteindre 60 euros à Lyon. Par ailleurs, cette année, les communes auront le choix de confier la surveillance du stationnement payant à des sociétés privées.

 

 


Crédits d’impôt

En 2018, certains dispositifs de restitution d’impôt sont également modifiés. C’est le cas du Crédit d’impôt pour transition énergétique, le Cite. Si le dispositif a été prorogé pour les dépenses effectuées jusqu’au 31 décembre 2018, son cadre subi quelques allègement dès le 1er janvier : les chaudières à fioul, les fenêtre à double vitrage, les portes et volets isolants sont progressivement exclus du Cite. Pas de délai pour les chaudières à fioul les moins performantes, puisqu’elles ne sont plus éligibles au crédit d’impôt depuis le 1er janvier. Certaines chaudières plus performante (définies par arrêté) bénéficient toutefois encore de l’avantage jusqu’au 30 juin 2018, mais pour un taux de restitution réduit à 15%. Elles sortiront ensuite définitivement du Cite à compter de cette date.

Idem pour les fenêtres, portes et volets isolants. Le remplacement ou l’installation de tels équipements est toujours éligible au Cite, mais pour un taux réduit de 15% et seulement jusqu’au 30 juin 2018. A compter de cette date, ils seront exclus du crédit d’impôt. Si cette mesure d’allègement représente une mauvaise nouvelle pour les ménages n’ayant pas encore profité du Cite, une bonne nouvelle pourra en ravir d’autres. Jusqu’alors réservé aux salariés et demandeurs d’emploi, le crédit d’impôt pour emploi d’une personne à domicile est généralisé à tous les Français à compter du 1er janvier. Les retraités et les non-imposables, qui ne pouvaient jusqu’alors pas bénéficier de l’avantage fiscal, pourront donc obtenir un crédit d’impôt pour leurs dépenses de garde d’enfant à domicile, de soutien scolaire, de jardinage, etc. Le taux du crédit d’impôt reste lui à 30% du montant des dépenses engagées.

BANQUE ET ASSURANCES

Frais bancaires

Dans une grande majorité des banques, une nouvelle grille tarifaire entre généralement en vigueur au 1er janvier. Selon la dernière étude menée par le comparateur Panorabanques, une augmentation “plus modérée” sera observée en 2018. Les Français paieront en moyenne 194,30 euros de frais bancaires annuels, soit une augmentation de 0,25% par rapport à 2017. L’étude rappelle que cette augmentation était de 2,3% entre 2015 et 2016 et de 1,7% l’année passée. Renseignez-vous auprès de votre établissement.

 

 


Assurance emprunteur

Depuis le 1er janvier, il devient possible à tout consommateur de changer chaque année l’assurance de son crédit immobilier, à sa date anniversaire. D’après une étude du courtier Réassurez-moi, relayée dans le Figaro, l’assurance de l’emprunt (dont certaines garanties sont obligatoires, selon le type de projet financé) représenterait jusqu’à 30% du coût total du crédit. L’étude estime que faire jouer la concurrence permettrait d’économiser en moyenne 6 310 euros sur la durée d’un prêt.

 

 

 

IMMOBILIER

APL accession

La mesure est passée presque inaperçue au sein du projet de loi de finances pour 2018. Elle concernerait pourtant 10% des primo-accédants à la propriété, soit 30 000 à 50 000 foyers français… Les APL accession, une aide accordée aux ménages modestes accédant à la propriété via un Prêt conventionné ou un Prêt Accession Sociale, sont en partie supprimées en 2018. Ce coup de pouce, d’un montant moyen de 155 euros mensuels, est supprimé dans le neuf et conservé dans l’ancien, mais seulement dans certaines zones détendues et pour une période de deux ans. A compter de 2020, l’aide disparaîtra définitivement.

 

 


Dispositif Pinel

La loi Pinel est un dispositif d’investissement immobilier permettant d’obtenir une réduction d’impôt pour l’acquisition d’un bien immobilier neuf, à condition que celui-ci soit mis en location pour une période d’au moins 6 ans, sous certaines conditions. la loi de finances pour 2018 a prorogé le dispositif pour les quatre prochaines années, soit jusqu’au 31 décembre 2021. Seulement, ses conditions d’application ont changé au 1er janvier. En 2018, l’appareil estrecentré sur les zones les plus tendues du territoire. Seuls les investissements réalisés en zones urbaines A, Abis et B1 sont désormais éligibles à la réduction d’impôt Pinel.

 

AUTRES MESURES

Prime et bonus-malus auto

Dans le domaine de l’automobile, bien des changements sont intervenus au 1er janvier et d’autres pourraient être actés dans l’année. La prime à la casse évolue par exemple, avec 1 000 euros versés au propriétaires de véhicules antérieurs à 1997 décidant de les mettre au rebut. La date est avancée à 2001 pour les diesel. Mais pour profiter de cette pime, il y a des conditions : acheter un véhicule rejetant moins de 130 g/km de CO2, neuf ou d’occasion, et dont la vignette Crit’Air est de 1 ou 2. La prime à la casse est en outre doublée pour les ménages non imposables. La prime à la conversion est moins intéressante, avec une baisse de 4 000 à 2 500 euros pour les électriques et de 2 500 à 1 000 euros pour les hybrides rechargeables. Le bonus-malus écologique évolue lui aussi, avec la fin du bonus pour les hybrides rechargeables pour aider plus les électriques. Le malus augmente et même commence avec des rejets moindres : côté neuf, les automobilistes seront pénalisés dès 120 g/km, au lieu de 127 et les pénalités pourront aller jusqu’à 10 500 euros au lieu de 10 000 et ce dès 185 g/km au lieu de 191. Côté occasion, c’est tout le système qui change avec un malus désormais basé sur la puissance fiscale. s’ajoutent à ces bonnes nouvelles, une nouvelle taxe pour les véhicules puissants, autrement dit d’une puissance fiscale égale ou supérieure à 36 CV. Le montant va de 500 à 8000 euros avec 500 euros de plus à chaque chevaux.le tout sans compter l’augmentation des prix de l’essence avec la revalorisation de la taxe carbone, combinée à une hausse de la fiscalité sur le diesel.


Tarifs postaux

Le prix du timbre augmentera en janvier prochain. Il faudra donc débourser 0,95 euros pour le timbre rouge, contre 0,85 euros actuellement. Soit une augmentation de 11,7%. La lettre verte passera quant à elle de 0,73 euros à 0,80 euros. Le tarif des envois en recommandé augmentera lui aussi, passant de 3,95 euros à 4,05 euros (niveau R1, 20g).

 

 

 

 


Sources : http://www.linternaute.com