Contamination au plomb


Informations CFTC sur la contamination au plomb provoquée par l’incendie de Notre Dame

La CFTC a constaté que dès le début du mois de mai la Mission inspection santé sécurité au travail (MISST) de la Ville a réagi ainsi que la médecine du travail.

Elle a pris en main des mesures de protection à destination des agents les plus exposés dans le périmètre déterminé par l’Agence régionale de santé (ARS) qui dépend du ministère de la Santé.

Il s’agit principalement des personnels de la DPE et de la DEVE.

Des directives ont été données :

Pour la DPE : préconisation du travail sur sol mouillé (c’est-à-dire en arrosant pour éviter les poussières), du nettoyage des outils (balais, roule-sac,…) et des vêtements de travail ; utilisation des «gloutons», sorte d’aspirateurs mobiles, pour éviter la dissémination et l’exposition aux poussières. En revanche, les balayeuses et les souffleuses ont été déconseillées.

Il a été insisté aussi sur le lavage des mains qui est une mesure de protection très efficace pour ne pas ingérer les poussières.

Pour la DEVE : cela s’avère plus compliqué car les locaux sont moins fonctionnels dans leurs aménagements. La contamination est plus complexe à traiter : stockage des outils, des vêtements de travail…

La MISST a demandé aux directions de la Ville de Paris pour d’établir les listes des agents qui avaient pu intervenir dans le périmètre ARS élargi.

Les agents concernés ont été contactés par la médecine du travail pour évaluer une potentielle contamination, et si besoin aller en consultation et procéder à un prélèvement sanguin. La médecine du travail établira à des fins d’études une traçabilité de ces contaminations.

La CFTC constate par des retours de ses adhérent-e-s que la réaction de certaines directions n’a pas été à la hauteur de la gravité de l’évènement.

Plusieurs demandes en directions de CHSCT extraordinaires ont été refusées.

La CFTC proteste vivement car il s’agit d’un danger grave et imminent pouvant causer des pathologies professionnelles invalidantes.

La CFTC ne polémiquera pas au sujet d’un évènement aussi grave. Nous demandons qu’un retour d’expérience permette d’améliorer la réaction des Bureaux de prévention des risques professionnels (BPRP) dans les directions.

Il y a un impact émotionnel, une inquiétude légitime des agents qui doit être traitée.

L’incendie de Notre Dame remet la question du plomb à l’ordre du jour. En effet, le plomb est déjà présent dans l’environnement parisien. Il a notamment été utilisé sur les toitures à certaines époques et provient de diverses sources anciennes.

Une recontamination est possible et nécessite un suivi.

La CFTC demande :

– que le plomb soit inscrit à tous les documents uniques de toutes les directions avec les mesures de prévention et de surveillance nécessaires;

– qu’un retour d’expérience soit fait pour améliorer la réactivité des BPRP en local en cas de mesures d’urgence ;

– la mise en place de « quart d’heures de prévention » animés par les BPRP comme dans toutes les grandes structures ;

– que, dans les bâtiments anciens accueillant des agents, des tests soient faits sur l’eau courante pour détecter d’éventuelles contaminations par de vieilles conduites au plomb d’adduction d’eau.

La CFTC vous informe que vous pouvez contacter la médecine du travail qui évaluera votre éventuelle exposition. Nous demandons que les agents concernés soient informés rapidement des résultats de leurs analyses.

La CFTC propose qu’une information aussi précise que celle exposée sur paris.fr soit mise en ligne pour les agents sur l’intraparis.

Nous avons constaté un progrès récent en saisissant le mot «plomb» dans le moteur de recherche de l’intranet. On peut, depuis peu, avoir accès directement à des informations de prévention.

La CFTC au service des agents et de leur protection

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