Sécurité sociale : ce qui change en 2019


Le budget de la Sécurité sociale pour 2019, excédentaire pour la première fois en 18 ans, comporte plusieurs mesures qui vont avoir un impact sur notre quotidien. De la mise en œuvre du reste à charge zéro pour les lunettes et les prothèses aux revalorisations des retraites et des allocations familiales, ci-après la liste des changements.

Revalorisation des prestations sociales concernant les plus fragiles

Le projet de loi de finances de la Sécurité sociale 2019 entérine la hausse de certaines prestations prioritaires. C’est le cas pour le minimum vieillesse et l’allocation aux adultes handicapés qui augmenteront de 4 % par an. Les autres prestations, dont le revenu de solidarité active et l’allocation de solidarité, sont en hausse de 1,5 %.

Du côté des pensions de retraite, des allocations familiales et de l’aide personnalisée au logement, l’augmentation est minime (+ 0,3 %) et largement inférieure à l’inflation (1,4 %). Notez aussi que l’aide au paiement d’une complémentaire santé est fusionnée avec la couverture maladie universelle complémentaire à 1 euro par jour.

Changement pour les actes médicaux

Les patients qui refusent d’opter pour des médicaments génériques sans justificatif médicale seront moins bien remboursés. Autrement dit : à partir du 1er janvier 2020, vous paierez en pharmacie la différence de prix entre le princeps et le générique (40 % moins cher en moyenne).

Le reste à charge zéro sur les lunettes et les prothèses (auditives et dentaires) est progressivement mis en œuvre jusqu’en 2021 via la fixation de tarifs plafonnés.

Outre le déremboursement de l’homéopathie encore à l’étude, le gouvernement promeut la généralisation de la vaccination antigrippale en pharmacie dès l’hiver 2019-2020, une procédure déjà expérimentée dans plusieurs régions.

Alignement du congé maternité des indépendantes sur celui des salariées

Le budget de la Sécurité sociale 2019 prévoit le rallongement de la durée de congé maternité pour les travailleuses indépendantes (professions libérales, commerçantes, agricultrices, etc.). Cette durée est désormais calée sur celle des salariées : entre huit semaines (au lieu de six semaines) et seize semaines (au lieu de onze semaines). Par ailleurs, les parents d’enfants handicapés bénéficient d’un coup de pouce avec la majoration de 30 % du montant du complément mode de garde (+ 140 euros par mois).

Enfin, le Plan Santé vise à désengorger les urgences et la chirurgie, encourage la dématérialisation des arrêts-maladies et veut accélérer les recrutements de personnels dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes.