Pour qu’un enfant grandisse, il faut tout un village


Cette phrase est une citation de la Maire de Paris, extraite d’un courrier envoyé aux responsables de la petite enfance. Un texte qui nous fait réagir…

Cette phrase est une citation de la Maire de Paris.

Les responsables d’établissements d’accueil de la Petite Enfance ont été destinataires d’un courrier de la Maire daté du 2 mai dernier, à imprimer et à distribuer à chaque parent d’enfant accueilli dans l’établissement avant le 4 mai 2018.

> Lire la lettre de la Maire de Paris

Ce courrier fait le point sur le nombre de places créées en crèches depuis 2014, sur la transparence de la procédure d’attribution de places en crèches et sur les propositions de « dispositifs adaptés et innovants ». Pour ne citer que les 2 premiers évoqués :

• L’ouverture de places d’accueil 24 heures sur 24

• Les soirées pyjamas dans les crèches

La Maire de Paris conclut son inventaire par ces mots : «Pour qu’un enfant grandisse, il faut tout un village».

La CFTC Petite Enfance aurait aimé que la sagesse de ce proverbe africain parvienne jusqu’à l’Hôtel de Ville de Paris …

En effet, pour que l’enfant grandisse, s’épanouisse et en complément de sa famille, il a besoin du soutien, de l’accompagnement bienveillant et du professionnalisme de chaque agent de la DFPE.

Mais pour que l’enfant grandisse bien, il faut également qu’il soit en sécurité, que le toit de la maison soit solide, que les murs et les sols soient sains, que les ascenseurs et monte-charges fonctionnent, que les souris ne s’infiltrent pas dans les espaces de sommeil ou les cuisines, qu’on puisse installer des ventilateurs en cas de fortes chaleurs, que les professionnels travaillent dans des conditions favorables…

Assurer des meilleures conditions de travail et d’accueil des petits Parisiens

Dans tous les CHSCT ces dernières années, la CFTC Petite Enfance n’a cessé de signaler des problèmes importants liés aux bâtiments et a demandé des améliorations dans les délais de traitement des travaux : maintenance des ascenseurs, des VMC, suivi et qualité des travaux des entreprises extérieures qui interviennent…

Les services centraux ou les CASPE font ce qu’ils peuvent avec les moyens qu’on leur donne, moyens humains ou matériels. Le nerf de la guerre est à chaque fois un problème de coût et de choix financiers.

«C’est tout Paris que je veux bienveillante et accueillante» dit la Maire. Plutôt que d’affoler les équipes et de semer le doute dans l’esprit des familles avec des annonces qui concernent le secteur associatif, la CFTC aimerait que cette bienveillance s’applique aussi au personnel de la Ville de Paris qui accueille les petits Parisiens au quotidien dans des conditions parfois difficiles !

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