Où va la DICOM ?


Un CHSCT et un CT exceptionnels se tenaient le 18 septembre pour la DICOM.

Principal sujet : le transfert vers la DDCT de 75 agents chargés de la relation usagers (3975, équipe messages aux Parisiens et quatre postes d’encadrement dédiés à des missions transverses). La CFTC a approuvé ce transfert, qui sera effectif au 1er novembre. Mais elle s’inquiète du devenir de la future DICOM après ces nombreux départs.

Autre thème abordé, à notre demande : le télétravail. 55 demandes (dont 22 renouvellements) ont été déposées à la DICOM. La CFTC réclame plus de souplesse et plus de transparence dans la mise en place du télétravail, qui est pourtant encouragée par la direction. Les chiffres présentés ne mentionnent pas les refus recontrés par plusieurs agents : nous demandons qu’ils soient systématiquement justifiés par écrit par la hiérarchie, ce qui n’est pas toujours le cas. La direction nous a indiqué que des demandes de télétravail étaient encore possibles.

Voici notre déclaration au Comité technique :

Où va la Direction de l’Information de la Communication ? Pour débuter ce comité technique, nous commencerons par cette simple interrogation. Avec le départ annoncé de 75 collègues vers la DDCT, c’est une grande partie du département Paris numérique qui va quitter la DICOM. Dans le même temps, deux des trois comptables sont annoncés aussi partants pour la DFA.

En juillet dernier, Laurence Girard, Secrétaire générale adjointe de la Ville, expliquait aux représentants du personnel que ce transfert se justifiait par « la nécessité d’une gestion multicanale unifiée ». Elle indiquait aussi qu’un travail était en cours «entre les directions sur la question des fonctions support». Que va devenir la DICOM après le départ de 75 agents, dont certains exerçaient des fonctions essentielles pour le fonctionnement de leur département ?

Depuis plusieurs mois, nous alertons d’ailleurs sur le non renouvellement de postes, pourtant vacants après des départs en retraite, mutations ou demandes de disponibilité au sein du département Paris Numérique. Nous avons fait les comptes. Sur la seule année 2017, il s’agit de 2 postes de catégories B pour la rédaction de Paris.fr et d’un poste de B pour le service vidéo, sans oublier les postes non renouvelés lors des années précédentes.

Nous regrettons fortement l’absence régulière de fiches de poste et d’avis de postes vacants dans ce département, comme nous l’avions souligné lors du dernier préavis de grève à la DICOM.
C’est pourtant la pratique dans la plupart des départements et dans les autres directions de la Ville.
Que signifie le non remplacement d’un titulaire ou contractuel ? Que son activité n’était pas réelle ? Que son poste n’était pas justifié ?

La fin annoncée de la majorité des emplois aidés (une quinzaine environ à la DICOM) est également une mauvaise nouvelle, qui va contribuer à accentuer la charge de travail sur les personnels.
Quelles assurances pouvons-nous avoir sur les effectifs ?

A la fin août, le directeur adjoint de la DICOM indiquait, suite à un message d’alerte de notre part sur le département Paris numérique : «Les postes qui sont évoqués dans votre courriel à Paris numérique n’ont pas encore fait l’objet de recrutements. Nous partageons tout à fait la même ambition d’un service public de qualité, même si cela ne signifie pas que les postes seront nécessairement republiés à l’identique. Quand le périmètre des missions confiées et des profils souhaités seront arrêtés, nous vous confirmerons que les postes seront bien publiés.»

Qu’en est-il actuellement ?

La CFTC reste attentive aux conditions de travail des agents de la DICOM.

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