Max Rousié ou la douleur de l’abandon


L’insécurité n’est qu’un mot dans les journaux pour certains. Pour d’autres, elle se manifeste, tous les jours avec des vols d’objets personnels, des provocations, des agressions verbales, des bousculades parfois extrêmement brutales, des intrusions dans les locaux fermés au public …

Le complexe Max Rousié compte un stade et un terrain de foot en extérieur + un gymnase, des salles de sport et des couloirs de circulation sur plusieurs niveaux en intérieur.

Que peuvent faire les 2 ou 3 employés présents sur ce site pour que cessent les intrusions, les disparitions de portables ? de clés ? de papiers d’identité ? de vêtements ? réponse des agents : « On ne peut rien faire face à des vols en bande organisée », « Tous les soirs c’est la guerre, les jeunes ne veulent pas sortir, ils sont chez eux ici », « La police ne vient pas »…

Que répondre au public énervé qui vient se plaindre après s’être encore fait voler ses affaires ? Comment parvenir à sauver son propre blouson, sa carte de transport, son portefeuille … sur son lieu de travail ?

Et comme si être constamment confronté aux difficultés d’une population tendue et hyper-réactive, ne suffisait pas, il n’y a plus de porte pour empêcher l’accès aux locaux sociaux, les caméras ne fonctionnent plus depuis plus d’un an, « de toutes façons, même si on les remettait en marche, il n’y a plus de moniteur pour le visionnage », les câbles qui alimentaient ces caméras, mais aussi les chargeurs de talkie-walkie ont été arrachés. « >Vous les remettez ? Ils les ré-arrachent ! »

On pourrait croire que la liste s’arrête là. Mais non ! Les vestiaires, situés dans une pièce aveugle, ne sont ventilés que par l’air prélevé dans un couloir ! L’air circule dans un tube PVC percé grâce à un système motorisé tellement assourdissant que les agents ne l’activent pas, une vitre cassée tient, depuis 2 ans, avec du chatterton alors même qu’elle surplombe une allée de circulation empruntée par le public et les personnels pour accéder au gymnase …

La CFTC ne peut entendre des agents municipaux, quotidiennement exposés à des actes de violence et à des dégradations, se résigner et dire l « On est des laissés pour compte ! » sans réagir vivement ! Faire passer une équipe de la DPSP 2 fois par jour pour voir si tout va bien ne suffit pas !

Leurs locaux sociaux, seul endroit susceptible de leur permettre de se poser, de souffler un peu, doit être sécurisé. Leur lieu de décompression ne doit pas être à l’image de la dégradation sociale à laquelle ils sont confrontés toute la journée.

La CFTC demande

Qu’une porte blindée soit réinstallée au plus vite à l’entrée des locaux sociaux du complexe Max Rousié, que la vitre qui menace de blesser quelqu’un en tombant soit remplacée dans les meilleurs délais et que toutes réflexions nécessaires soient engagées sur le système de ventilation des vestiaires des agents qui y travaillent.

Plus largement, elle demande que tous les personnels qui travaillent dans des secteurs difficiles soient mieux accompagnés, mieux protégés, et qu’une attention toute particulière soit portée à leur cadre de travail.

Les mêmes problématiques se posent dans votre établissement ? Vous vivez les mêmes difficultés ? La CFTC ne manquera pas de porter la défense de vos droits auprès des plus hautes autorités de la Ville.

Contactez la CFTC, votre partenaire social, pour faire entendre vos besoins en termes d’hygiène et de sécurité !

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