Grève du musée Bourdelle du jeudi 29 juin : compte-rendu en direct


Une forte mobilisation des agents qui étaient devant le musée pour défendre leurs revendications sur leurs conditions de travail de plus en plus dégradées par manque d’effectif.

La directrice et la secrétaire générale ont décidé d’ouvrir le musée malgré la grève des personnels et il a été fait appel aux forces de police pour escorter les visiteurs, qui étaient du reste peu nombreux.

Actuellement, un agent de police est toujours posté à l’entrée. Entrer dans un musée escorté par la police ne donne pas la meilleure image et la quiétude nécessaire pour visiter une exposition !

Le personnel se battant pour l’accueil des visiteurs, l’image du musée, la sécurité et leurs conditions de travail sont particulièrement déçus du fait que la directrice et la secrétaire générale aient tout de même ouvert le musée et aient fait rentrer des visiteurs au compte-goutte.

Ceci en toute insécurité puisqu’il n’y avait qu’un seul vacataire au PC de sécurité qui a été très peu formé sur l’établissement et surtout non accompagné d’un agent de surveillance titulaire. Pour l’ouverture en salle également il n’y avait que des vacataires et aucun personnel titulaire.

La CFTC rappelle que le texte règlementant l’ouverture des musées implique qu’un agent de surveillance titulaire soit présent avec les vacataires, ceux-ci n’étant pas habilités à effectuer les contrôles dans le cadre du plan Vigipirate. De même en salle, les vacataires ne doivent pas agir non accompagnés d’un personnel titulaire.

La directrice aurait-elle oublié qu’en cas d’incidents, qu’il impacte des agents ou des visiteurs, elle est la seule responsable juridiquement ? Dans le contexte d’attentats que connait la France, était-il bien raisonnable d’ouvrir coûte que coûte le musée Bourdelle en faisant fi de la sécurité ?

La CFTC demande le respect de la sécurité concernant les ouvertures des musées et que l’on écoute les justes revendications des personnels.

Le personnel continue d’être mobilisé et se réserve le droit de continuer le mouvement à la rentrée.

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