Santé


La cure thermale

La cure thermale même prescrite par un médecin peut représenter un budget personnel conséquent, l’Assurance maladie rembourse une partie des soins mais des frais annexes sont à prévoir.
Le remboursement se fait selon vos ressources ou votre situation personnelle, mais également selon la pathologie.

Le remboursement de la cure

Pour bénéficier d’une prise en charge par l’Assurance maladie, la cure thermale doit être prescrite par votre médecin traitant, et également respecter ces conditions :

• Se dérouler dans un établissement thermal agréé et conventionné.
• Durer 18 jours.
• Être liée à une infection médicale précise (phlébologie, voies respiratoires, rhumatologie, etc.).
• Faire l’objet d’un accord de prise en charge.

Sachez également que les complémentaires santé peuvent aussi prendre en charge vos soins. En effet, certains forfaits remboursent une partie voire même la totalité des frais de cure thermale.

Quels soins sont remboursés ?

Les frais médicaux vous seront remboursés sur la base de différents tarifs conventionnels. Ils comprennent notamment :
• Le forfait de surveillance (actes médicaux effectués par le médecin durant la cure thermale), remboursé à 70 % du tarif conventionnel.
• Le forfait thermal (soins réalisés pendant la cure) remboursé à 65 % du tarif conventionnel.
• Mais aussi des pratiques médicales et complémentaires, à condition qu’elles soient répertoriées sur la liste des orientations thérapeutiques reconnues par l’Assurance maladie, remboursées à 70 % du tarif conventionnel.

Les frais de transport et d’hébergement peuvent également être pris en charge, en fonction du montant annuel des ressources du foyer :
• Pour les frais de transport, le remboursement est effectué sur la base d’un billet SNCF aller-retour en seconde classe. Le billet de l’accompagnant peut également être remboursé sous certaines conditions.
• Pour l’hébergement, le remboursement se fait à hauteur de 65 % du forfait fixé à 150,01 € pour l’ensemble du séjour, soit 97,50 €.

Les tarifs

Les frais de soins pour une cure thermale sont divisés en deux : les frais relatifs à la surveillance médicale et le forfait thermal. Les tarifs conventionnels pour le forfait de surveillance du médecin sont fixés à :
• 64,03 € pour un médecin conventionné.
• 74,03 € pour un médecin en contrat de bonne pratique de surveillance thermale.
• et 6,86 € pour un médecin non conventionné.

Vous pouvez profiter des soins thermaux en dehors de toute prescription médicale. De nombreux établissements proposent des cures de courte durée ou des séjours bien-être. Mais dans ce cas tout restera à votre charge.


De nouveaux tarifs chez les médecins entrent en vigueur le 1er novembre

A partir de mercredi 1er novembre, une trentaine de consultations « complexes » ou « très complexes » vont valoir 46 ou 60 euros, au lieu de 25 euros pour une consultation de base, ou 30 euros pour celles qui concernent des nourrissons ou qui sont effectuées par un spécialiste.

Ces hausses portent uniquement sur des consultations très spécifiques, qui demandent du temps aux médecins (annonce d’un cancer ou d’une maladie neurodégénérative, comme Alzheimer, première consultation de contraception…).

Elles sont limitées à une seule fois par an et par patient.

Les nouvelles consultations complexes seront prises en charge selon les règles habituelles : à 70 % par la Sécurité sociale, et à 30 % par les complémentaires santé.


Tiers payant pour tous

La loi de modernisation du système de santé apporte les nouveautés suivantes:

– application du tiers payant chez les professionnels de santé depuis le 1er janvier 2017. Le patient n’aura donc qu’à régler la part non prise en charge par l’assurance maladie, mesure qui deviendra obligatoire le 30 novembre. A compter de cette date, le professionnel de santé peut proposer, s’il le souhaite, un tiers payant total, comprenant la part du régime obligatoire et la part de la complémentaire santé.

– depuis le 31 décembre 2016, le tiers payant est devenu un droit pour tous les assurés atteints d’une affection de longue durée (ALD) ainsi que pour les femmes enceintes (à partir de six mois de grossesse).

Les personnes prises en charge à 100 % par l’Assurance maladie, pouvaient déjà bénéficier de cet avantage depuis le 1er juillet 2016, mais uniquement chez les praticiens volontaires.

Pour en savoir plus : https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F167


Augmentation des tarifs de consultation

Le prix de la consultation de base chez le généraliste passera de 23 à 25 euros à partir du 1er mai 2017.
Le tarif de la consultation coordonnée (patient dirigé vers un spécialiste par son médecin traitant) passera de 28 à 30 euros le 1er juillet prochain.
L’avis ponctuel d’un spécialiste conventionné sur demande du médecin traitant passera de 46 à 48 euros en octobre 2017, puis à 50 euros en juin 2018.

Les augmentations seront prises en charge par l’assurance maladie et seront donc sans perte pour le patient.

Pour en savoir plus : http://www.mutualistes.com/consultations-les-tarifs-des


Lunettes et lentilles

La durée de validité d’une ordonnance pour des lunettes correctrices a été porté à cinq ans pour les personnes âgées de 16 à 42 ans mais reste fixée à un an pour les moins de 16 ans et reste à trois ans pour les plus de 42 ans.

En cas de perte ou de bris des verres correcteurs, les opticiens-lunetiers pourront exceptionnellement délivrer, sans ordonnance médicale, une nouvelle paire de lunettes. Ils ont également obtenu de nouvelles prérogatives, puisqu’ils peuvent désormais adapter les corrections optiques des lentilles de contact, dans le cadre d’un renouvellement, sur présentation d’une ordonnance datant de moins de trois ans, ou de moins d’un an pour les patients âgés de moins de 16 ans.

Pour en savoir plus : http://www.acuite.fr/actualite/legislation/100287/nouvelles-prerogatives-pour-les-opticiens-le-decret-enfin-publie


Vaccins contre la grippe

Depuis fin 2016, les pharmaciens sont autorisés à vacciner les adultes contre la grippe saisonnière, à titre expérimental et pour une durée de trois ans. L’objectif est d’améliorer le taux de couverture vaccinale, puisqu’en 2015 moins d’une personne à risque sur deux s’était fait vacciner. Cette mesure, prévue dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2017, ne sera toutefois pas effective avant la campagne de vaccination 2017-2018. Un décret d’application doit en effet être publié afin de définir les conditions de cette vaccination, concernant notamment la formation des pharmaciens, le rôle du médecin traitant et les conditions d’accueil et d’hygiène.

Pour en savoir plus : http://www.assemblee-nationale.fr/14/amendements/4072/CION-SOC/AS255.asp


Action de groupe santé

Le décret visant à instaurer l’action de groupe en santé, prévue par la loi de modernisation de notre système de santé, a été publié le 27 septembre. Son objectif est de permettre aux victimes d’accidents liés à des produits de santé de pouvoir se défendre collectivement devant les tribunaux (exemple scandales sanitaires Mediator, prothèses mammaires PIP ou la Dépakine).

En cas de litige médical, lié à un médicament ou à un dispositif médical, la loi doit permettre aux usagers d’êtres moins isolés et moins impuissants. En groupant les procédures, les demandes de réparation devraient ainsi avoir davantage de poids devant le juge. Le bénéfice sera aussi financier. Cette nouvelle mesure permettra de fait aux victimes « de mutualiser les procédures et les frais de contentieux, par le biais des associations d’usagers agréées« . A l’issue de la procédure, les indemnisations resteront déterminées de manière individuelle en fonction du préjudice réel de chacun. « Les tribunaux pourront statuer sur la responsabilité d’un produit, tout en prenant en compte les spécificités des dommages subis par chacune des victimes. »

Pour en savoir plus : http://www.economie.gouv.fr/cedef/action-de-groupe


Voyages à l’étranger : la carte européenne d’assurance maladie

Vous partez en vacances en Europe. En cas de soucis de santé, la carte européenne d’assurance maladie vous permet d’être pris en charge.
A quoi sert-elle ?
La CEAM permet la prise en charge de vos frais médicaux lorsque vous effectuez un séjour dans un pays de l’Espace économique européen ou en Suisse. Il peut s’agir d’un week-end en famille, d’un déplacement professionnel, d’un voyage d’études, d’un séjour linguistique, ou encore de tout autre déplacement à durée limitée. Cette carte vous permettra un accès simplifié au système de soins sur place.
Concrètement, la carte européenne d’assurance maladie vous assure les mêmes conditions et tarifs que pour les habitants du pays où vous vous trouvez. Si la prestation est payante, il vous faudra avancer les frais. Vous pourrez ensuite demander leur remboursement soit à l’Assurance maladie locale, qui remboursera aux conditions du pays, soit à la Sécurité sociale en France, qui vous remboursera selon la grille tarifaire française.
Dans tous les cas, la CEAM ne fonctionne que pour les soins imprévus et les situations d’urgence, comme une hospitalisation pour fracture, une visite chez le médecin… Impossible donc de s’en servir si vous avez oublié d’emporter avec vous votre trousse de médicaments.
Comment l’obtenir ?
La demande de carte est gratuite. Elle se fait auprès de votre organisme d’assurance maladie dont vous dépendez. Pour l’obtenir, la demande doit être remplie soit sur internet pour les caisses qui le proposent, soit directement auprès de votre centre de santé. Prévoyez un délai minimum de 15 jours pour l’obtenir mais, en cas d’urgence ou de demande trop tardive, un certificat provisoire de remplacement peut vous être délivré. La carte est ensuite valable deux ans.


Sources : http://www.essentiel-sante-magazine.fr/sante/acces-aux-soins/acces-aux-soins-ce-qui-va-changer-en-2017