CT central du 27 février 2016 : les raisons d’une absence


La CFTC a décidé de ne pas siéger au Comité Technique Central de ce jour, Lundi 27 février 2017, en assumant pleinement ses responsabilités. Vous êtes nombreux à savoir que la CFTC n’est pas coutumière de la chaise vide, certains nous le reprochent même parfois.

Il devient par conséquent évident que notre position d’aujourd’hui, de ne pas nous présenter à cette instance de concertation est forcément dictée par des raisons de bon sens.

En effet la CFTC ressent depuis quelques temps déjà l’installation d’un climat délétère à la Ville de Paris, au sein d’une majorité de services et directions. Climat délétère et de défiance envers les Organisations Syndicales qui vous représentent.

Tout un chacun peut également constater à la lecture des multiples tracts, newsletters, émis par la plupart des syndicats, que le dialogue social est au point mort. Et pourtant la Ville de Paris, à grand renfort de communication vous dit que tout va bien …

Et pourtant, la Ville a enclenché la marche arrière sur bon nombre d’acquis sociaux (Libre retour sur férié à la DPE… prorata des congés pour les départs en retraite… etc…). Qui plus est, elle aime diviser les agents en donnant des primes à certains et pas à d’autres, et d’une direction à l’autre les iniquités de traitement sont de mises.

A l’instar de nos collègues amis camarades syndicalistes, la CFTC alerte régulièrement la Ville de Paris sur les dysfonctionnements dans les services, sur la dégradation du bien-être au travail, etc…

Les différentes innovations technologiques, le plan climat, etc… ont entrainé la Ville dans des modifications d’utilisation des services, dans la prise de décisions qui peuvent impacter les personnels, physiquement, psychologiquement et financièrement.

La CFTC, dans un souci d’accompagnement de ces nouvelles mesures, n’a pas manqué d’interpeller l’exécutif en soulevant des questions induites par ces changements et en lui soumettant des axes de réponses. Comme par exemple une prime spéciale pour les agents pour l’achat de véhicule propre, le remboursement de la Vignette Crit’air, une indemnité de conduite adaptée et réaliste, une meilleure accessibilité à se loger à Paris, des chèques déjeuners, etc…

L’administration, pour ne pas sembler faire la sourde oreille à nos doléances, nous signifie qu’elle étudie nos questions. La CFTC bien qu’elle n’ait à ce jour aucune réponse, accuse réception de ce « politiquement correct ». Mais elle n’omet pas de soulever, de décrypter ici un énorme problème de communication.

L’espoir de la CFTC ne réside pas uniquement dans la soi-disant volonté affichée de la Ville d’étudier nos questions, mais souhaiterait plutôt qu’elle s’y penche un peu plus, pour proposer « enfin » des solutions.

Nous aimons souvent rappeler que l’âme de la CFTC n’est pas par principe dans la contestation, mais dans le dialogue qui est souvent plutôt porteur de solutions. Il suffit pour cela de l’écouter et de l’entendre a minima.

Sans aucune réponse à ce jour à toutes nos demandes, nous ne pouvions nous faire complices d’une instance où le Politique demanderait de voter comme des marionnettes, pour des dossiers ficelés par la DRH impactant le bien-être des agents, sans réelle concertation avec les organisations syndicales.

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