#BALANCE TON PORC A LA DCPA


Le 26 novembre 2016, la Ville de Paris lançait une campagne contre le harcèlement de rue. A la DPCA, une adjointe administrative a été victime d’une agression à caractère sexuel.

Mais au bureau, on peut ?

Le 29 mars dernier, une adjointe administrative de la section technique de l’énergie et du génie climatique (sud) de la DCPA a reçu, de la part d’un agent (ivre) de la même section, des propositions indécentes et répétées.

Lorsque la victime a rapporté ces agissements à son supérieur hiérarchique, passablement éméché lui-aussi, celui-ci lui a paisiblement affirmé que ce « n’était pas du harcèlement sexuel car cela s’est produit uniquement sur une journée et non sur plusieurs », laissant entendre que l’alcool était une circonstance atténuante : «c’est inadmissible, mais il n’était pas dans son état normal».

La victime a demandé qu’un rapport circonstancié soit rédigé et que cette affaire, qui l’avait moralement meurtrie, ne demeure pas sans suite.

Et depuis ?

Rien ! Silence assourdissant !

Pas de rapport, pas de sanction disciplinaire. Enterrement de 1ère classe…

Voilà qui amène la CFTC a poser un certain nombre de questions :

  • Un agent peut-il importuner sans risque une de ses collègues ?
  • Un chef de secteur peut-il minimiser à ce point des faits dont il n’a pas été témoin, utilisant des arguments scandaleux pour tenter de justifier une conduite pénalement répréhensible ?
  • Les supérieurs hiérarchiques de ce cadre comptent-ils sur les seuls syndicats pour savoir ce qui se passe dans leur propre service ? Ces grands responsables ont-ils d’autres chats à fouetter que de s’occuper du « petit personnel » ?

Faut-il rappeler la loi au directeur de la DCPA : « La collectivité publique est tenue de protéger le fonctionnaire contre les atteintes volontaires à l’intégrité de la personne, les violences, les agissements constitutifs de harcèlement, les menaces, les injures, les diffamations ou les outrages dont il pourrait être victime sans qu’une faute personnelle puisse lui être imputée. Elle est tenue de réparer, le cas échéant, le préjudice qui en est résulté. » (article 11 de la Loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires) ?

Mme l’adjointe à la Maire de Paris chargée de toutes les questions relatives à l’égalité femmes/hommes, la lutte contre les discriminations et des droits humains, pourrait-elle se pencher un peu sur ce qui se passe dans certains services de la Ville de Paris?

Une femme a été agressée sur son lieu de travail. Elle en souffre et tout le monde s’en fiche…

La CFTC l’affirme clairement, l’inertie de l’administration face à de telles situations est inacceptable !

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